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25 août 2026

« 2 500 euros nets » pour quatre jours de travail par mois : le Cese étrillé dans un rapport parlementaire

Le Cese dénonce des « raccourcis »

Face à ces accusations, le Cese se défend, non sans nuance. Dans un communiqué, l’institution affirme prendre acte de certaines remarques qui rejoignent des réformes internes déjà engagées, notamment sur la transparence et la diversification des sujets traités. Mais elle déplore de nombreux raccourcis, en particulier concernant l’engagement réel de ses membres, la diversité des auditions ou encore l’équilibre des thématiques. L’institution rappelle également le rôle croissant joué par la société civile et se dit prête à renforcer la visibilité de sa plateforme de pétitions citoyennes, qui permet en théorie aux citoyens de saisir le Cese via 150 000 signatures.

Une nouvelle alerte avant un rapport de la Cour des comptes

Le rapport parlementaire arrive à un moment clé : la Cour des comptes prépare également un rapport d’observation sur le fonctionnement du Cese. Un document provisoire, cité par Le Canard enchaîné en mars, accusait déjà l’institution de fournir des données financières « extrêmement succinctes », alimentant les soupçons d’opacité.

Avec un budget annuel de 34,4 millions d’euros prévu pour 2025, l’institution est sommée de rendre des comptes, dans un climat politique marqué par l’austérité, la défiance citoyenne et la recherche d’économies dans la dépense publique.

Un avenir incertain pour la troisième chambre

Alors que le Cese tente de redéfinir son rôle dans une démocratie en mutation, ces critiques soulèvent une question de fond : faut-il repenser en profondeur le rôle de cette institution ? Certains, y compris dans la majorité, n’excluent pas une réforme structurelle ou une réduction de ses effectifs. D’autres plaident pour une meilleure articulation avec le Parlement, et une écoute accrue du gouvernement.

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