L’annonce du départ de Didier Deschamps à l’issue du Mondial 2026 a immédiatement relancé les spéculations. Pour Philippe Diallo, président de la Fédération Française de Football, l’heure n’est pas encore aux nominations. Il entend patienter jusqu’à la fin de la compétition, qui se déroulera aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Pourtant, le nom de Zinedine Zidane s’impose déjà dans tous les esprits, comme une évidence. « Je me réjouis qu’il soit intéressé pour rejoindre les Bleus », a confié Diallo, confirmant à demi-mot ce que beaucoup pressentent déjà.
Zidane lui-même n’a jamais caché son ambition de diriger l’équipe de France. Après un parcours d’entraîneur auréolé de succès au Real Madrid, l’ancien numéro 10 incarne une option naturelle, aussi légitime qu’attendue.
L’appui enthousiaste de Jacques Santini

Jacques Santini, ancien sélectionneur des Bleus, ne tarit pas d’éloges sur l’ex-coach madrilène. Dans le Podcast des Légendes, il rappelle que diriger le Real Madrid, c’est aussi être sélectionneur, tant l’équipe regorge de stars internationales issues de tous les continents. « Il a déjà cette expérience de gérer des joueurs de qualité, sans qu’ils ne débutent forcément… Je pense qu’il saura faire. »
Zidane, fort de son autorité naturelle et de son vécu dans les vestiaires d’élite, possède selon Santini les armes pour relever le défi d’un collectif aussi dense et talentueux que celui des Bleus. Cette capacité à gérer des égos, des frustrations et à créer une alchimie au sommet est, selon lui, l’un des atouts majeurs du technicien français.
Continuité ou révolution : le dilemme Zidane

La véritable question reste : quel type de sélectionneur Zidane sera-t-il ? Jacques Santini évoque deux chemins possibles. Le premier serait celui de la continuité avec l’ère Deschamps, en effectuant quelques ajustements tactiques. L’autre, plus ambitieux, serait une refonte profonde du jeu et de l’effectif, une « révolution » que certains journalistes appellent déjà de leurs vœux.
