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14 septembre 2026

Yvette est décédée à 78 ans sur une aire d’autoroute, où elle vivait depuis 38 ans

Une disparition révélée tardivement

La nouvelle de son décès n’a été rendue publique que plusieurs mois après les faits. C’est le directeur de l’aire de repos qui a confirmé l’information le dimanche 10 août, indiquant qu’Yvette serait décédée environ six mois plus tôt. Les circonstances exactes de sa mort n’ont pas été précisées et demeurent inconnues à ce jour. Ce délai dans l’annonce renforce le caractère discret et presque effacé de la fin de vie de celle qui avait pourtant marqué les lieux pendant près de quarante ans.

Un choix de vie assumé, loin des normes

Yvette ne s’était pas installée là par contrainte, mais par décision personnelle. Depuis 38 ans, elle vivait dans un campement de fortune, niché sous les pins, sur les hauteurs de la Gardiole. Tentes, abris rudimentaires et organisation sommaire composaient son quotidien. Elle revendiquait ce mode de vie singulier, affirmant à ceux qui s’en étonnaient qu’elle avait choisi cette existence en marge, loin des cadres traditionnels.

Un personnage au caractère bien trempé

Trois ans avant sa disparition, Yvette avait accepté de se raconter. Décrite par Midi Libre comme une femme au regard dur, aux sourcils froncés, portant souvent un bandeau sur la tête et une robe rouge, elle dégageait une présence forte malgré sa silhouette voûtée. Si certains la disaient prompte à s’emporter, elle restait fidèle à son discours : cette vie était la sienne, assumée et revendiquée. Elle croisait quotidiennement automobilistes, touristes et voyageurs de passage, devenant, sans le vouloir, une figure locale.

Mamichat, entre solitude et compagnons félins

Les chats occupaient une place particulière dans son quotidien, au point de lui valoir le surnom affectueux de « Mamichat ». Ces animaux faisaient partie intégrante de son environnement et semblaient adoucir une solitude pourtant bien réelle. Cette relation avec les félins renforçait l’image attachante que certains visiteurs se faisaient d’elle, malgré son tempérament parfois abrupt.

Un lien fragile avec les services sociaux

Pendant un temps, Yvette bénéficiait d’un suivi minimal, recevant la visite du Samu social à raison de deux passages par semaine. Ces visites constituaient presque son seul contact régulier avec l’extérieur institutionnel. Elles auraient cependant cessé par la suite, accentuant encore son isolement. Pour ses besoins quotidiens, elle se rendait dans un supermarché voisin, où les clients la reconnaissaient immédiatement à son allure singulière et à son mode de vie hors du commun.

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