Il affirme avoir vu « des gens mourir » et « des gens souffrir ». Il dit n’avoir jamais vu la prison « Club Med » dont on parle parfois, et veut déconstruire ce cliché.
Un an et demi de tournée en France, avec témoignage et ateliers
Depuis un an et demi, Yannick Deslandes circule avec Mur’mures dans toute la France. Il rencontre les jeunes dans les centres sociaux, avec des médiateurs ou la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ).
Il affirme qu’aujourd’hui « il y a des gamins de 10 ans qui tombent dans le trafic ». Selon lui, il faut leur parler des conséquences et de la réalité carcérale, et déconstruire la banalisation de la prison véhiculée par les réseaux sociaux ou certains politiques.
« La cellule, c’est un outil, mais il n’y a pas que ça », précise-t-il. Il commence toujours par un témoignage pour que les jeunes puissent s’identifier, puis propose des ateliers: apprendre à dire non, déconstruire l’idée de l’argent facile, réfléchir à la responsabilité individuelle.
Il intervient aussi dans les universités et les entreprises sur la réinsertion. Après l’animation, les jeunes remplissent un formulaire. Anis*, 13 ans, y a écrit: « J’espère que vous allez changer notre quartier et des vies entières. »
Avant de les laisser sortir de « sa » cellule, Yannick Deslandes prévient les jeunes qu’il intervient souvent en prison et qu’il ne serait pas aussi « sympa » s’il en voyait un derrière les barreaux. Il ajoute: « Je ne veux pas vous faire la morale, mais je crois vraiment en vous. »
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