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26 août 2026

Vers une démission? Bruno Retailleau refuse de défendre le vote à la proportionnelle voulu par François Bayrou

Une réforme aux conséquences politiques lourdes

Derrière les principes affichés se cache aussi une crainte électorale bien réelle. Selon des simulations relayées par BFMTV, si la proportionnelle avait été appliquée aux législatives de 2024, Les Républicains n’auraient obtenu que 22 sièges, contre 67 aujourd’hui. Le Rassemblement National, à l’inverse, aurait vu son influence considérablement renforcée.

Cette perspective nourrit l’hostilité des cadres LR, qui redoutent une marginalisation parlementaire. D’ailleurs, la semaine dernière, le bureau politique du parti a publié un communiqué exprimant sa « ferme opposition » à tout changement du mode de scrutin.

Une réforme relancée par François Bayrou

François Bayrou, défenseur de longue date de la proportionnelle, a entamé depuis fin avril une série de consultations pour faire avancer ce dossier. Il plaide pour une proportionnelle intégrale par département, sur le modèle de 1986. Un projet de loi pourrait être examiné à l’automne.

Mais le consensus semble loin. Le camp présidentiel est lui-même divisé, entre partisans d’une réforme favorisant le pluralisme, et défenseurs d’un système garant de la stabilité.

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