Le nouveau maire, Nicolas Meizonnet (Rassemblement national), assume pleinement cette décision. Avant même l’ouverture des portes, il s’est réjoui du succès rencontré par la billetterie, expliquant que les premiers rangs avaient déjà trouvé preneur, signe selon lui d’un réel engouement pour cette manifestation.
L’élu estime également que cette corrida pourrait contribuer à renforcer l’attractivité touristique de la commune, en attirant des visiteurs venus de plusieurs villes du sud de la France.
Une décision vivement contestée par les opposants
L’annonce du retour de la corrida n’a toutefois pas fait l’unanimité. Les associations de protection animale dénoncent une pratique qu’elles considèrent comme un acte de cruauté envers les animaux.
Pour Cyril Vaucelle, président du Comité Radicalement anti-corrida, la législation française reste paradoxale. Le code pénal réprime en principe les actes de maltraitance animale, mais prévoit une exception dans certains territoires où la tradition taurine est reconnue. Selon lui, cette dérogation permet le maintien d’une pratique qu’il juge incompatible avec l’évolution de la société.
Malgré leur opposition, les associations savent que les possibilités juridiques d’empêcher l’organisation de l’événement sont très limitées, la tradition taurine étant déjà implantée de longue date à Vauvert.
Une ville profondément attachée à sa culture camarguaise
Dans les rues de la commune, l’identité taurine est omniprésente. Décorations représentant des taureaux, infrastructures destinées aux fêtes locales et courses camarguaises rappellent le lien historique entre la ville et cet univers.

