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13 septembre 2026

“Une banane” : Lio agressée en pleine émission avec un fruit, elle s’insurge, “Des ringards”

Entre combats féministes, drames personnels et humiliations publiques, la chanteuse n’a jamais cessé de prendre la parole. Aujourd’hui encore, elle règle ses comptes avec une époque qu’elle juge profondément sexiste.

Révélée en 1979 avec le titre Banana Split, Lio n’avait pas encore 18 ans lorsque le grand public l’a découverte. Le morceau, à la mélodie faussement candide, dissimulait un double sens explicite qui a rapidement alimenté fantasmes et commentaires. Le tube a propulsé la jeune artiste au sommet tout en l’enfermant dans une image de “nymphette”, difficile à déconstruire par la suite.

Avec le recul, la chanteuse ne cache plus son malaise. Elle estime que cette chanson a contribué à nourrir un regard sexualisé sur une artiste encore mineure à l’époque. Dans le contexte post-Mouvement #MeToo et après les révélations liées à Harvey Weinstein, elle a dénoncé ce qu’elle considère comme une banalisation problématique de certains sous-entendus.

Une parole féministe affirmée

Au fil des années, Lio s’est imposée comme une voix engagée dans le débat public. Elle évoque sans détour les violences conjugales dont elle a été victime, ainsi que l’emprise exercée par un ancien compagnon. Son engagement féministe s’est construit à partir de son propre vécu, transformant la douleur en combat.

Elle a également traversé des épreuves d’une rare intensité, notamment la disparition tragique de son fils Diego en février 2025. Malgré ces drames, l’artiste continue d’assumer une parole franche, refusant le silence face aux violences faites aux femmes.

La seule à parler de féminicide après la mort de Marie Trintignant

Au début des années 2000, la mort de Marie Trintignant, frappée par son compagnon Bertrand Cantat, bouleverse la France. À l’époque, peu de personnalités osent qualifier publiquement les faits de féminicide. Lio fait figure d’exception en dénonçant clairement la responsabilité du chanteur, alors que le débat public reste timoré.

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