L’association AC Corruption dénonce un « pillage »

Dans sa plainte, AC Corruption estime que ces formations relevaient d’une stratégie politique nationale et non de l’exercice du mandat européen. Elle accuse le RN d’avoir utilisé « sans vergogne » des fonds communautaires pour « étendre son hégémonie politique en France ». Pour l’association, les conditions du délit de favoritisme et de détournement de fonds publics – prévu par l’article 432-15 du Code pénal – seraient réunies.
Elle appelle également les autorités françaises et européennes à examiner de manière « systémique » les pratiques financières du parti, qu’elle juge « structurées » et répétitives.
Un contexte déjà lourd pour le Rassemblement national
Cette affaire surgit quelques mois seulement après la condamnation, en mars, de 25 cadres et collaborateurs du RN — dont Marine Le Pen — pour détournement de fonds publics dans le dossier des assistants parlementaires européens. Le parti fait déjà l’objet d’une surveillance judiciaire accrue, notamment de la part du parquet européen, qui a ouvert en juillet 2025 une enquête visant l’ancien groupe parlementaire Identité et Démocratie (ID), présidé par Jordan Bardella.
