Ce qui devait rester une discussion entre collègues est donc intégralement capté. L’enregistrement contiendrait de nombreux propos racistes, misogynes et complotistes, principalement prononcés par C.R., auquel seraient attribuées environ 90 % des déclarations problématiques.
Des insultes racistes enregistrées pendant la patrouille
Au passage d’un automobiliste présenté comme maghrébin, C.R. aurait notamment utilisé une insulte raciste avant d’énumérer différentes populations dans des termes particulièrement dégradants. Des personnes africaines sont également comparées à des « singes » au cours de l’enregistrement.
Un autre policier aurait lui aussi employé une expression raciste en parlant d’un passant.
Même la principale intervention de la soirée donne lieu à des remarques de ce type. Après l’appel d’une automobiliste pensant avoir percuté un animal, C.R. aurait caricaturé un accent et imaginé qu’il puisse s’agir d’un migrant, avant qu’une nouvelle insulte raciste ne soit prononcée dans le véhicule.
À la fin de la vacation, le brigadier-chef aurait lui-même résumé la soirée en déclarant : « On n’a rien fait ce soir, on n’a fait que de la merde. »
Des propos sur les femmes et « une petite dictature »
D’autres séquences portent sur la place des femmes. L’ancien parachutiste aurait notamment développé une conception très genrée de certains métiers, déclarant à propos des femmes : « Chacun son domaine », avant d’opposer leur rôle à celui qu’il attribue à un « guerrier ».
L’enregistrement contiendrait également des déclarations politiques et complotistes. C.R. évoque notamment Emmanuel Macron et relaie une affirmation infondée concernant l’identité de genre de Brigitte Macron.
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