L’homme retrouvé en arrêt cardiaque une dizaine de jours plus tard
Un autre élément est venu donner une dimension particulière à l’affaire. L’homme apparaissant sur les images est décédé une dizaine de jours après les événements du 21 juin, selon plusieurs sources concordantes.
Le parquet de Carcassonne a précisé que le jeune homme avait été retrouvé en arrêt cardiaque sur son campement le 3 juillet. Il était âgé de 29 ans et se trouvait sans domicile fixe depuis l’âge de 16 ans. Il souffrait par ailleurs de problèmes de toxicomanie.
Son décès est ainsi survenu moins de deux semaines après l’intervention policière durant laquelle il avait été projeté au sol. Toutefois, les autorités judiciaires indiquent qu’aucun lien n’est actuellement établi entre les violences du 21 juin et sa mort le 3 juillet.
Cette distinction demeure essentielle dans l’état actuel du dossier : l’enquête portant sur le comportement du policier se poursuit, mais les éléments médico-légaux disponibles ne permettent pas d’attribuer le décès aux blessures subies lors de l’intervention.
L’autopsie privilégie une cause toxique
Une autopsie a été pratiquée le 9 juillet afin de rechercher les causes du décès. Selon les informations communiquées par le parquet, les examens médico-légaux n’ont révélé aucune lésion traumatique suspecte susceptible d’indiquer l’intervention d’un tiers dans la mort du jeune homme.
Les constatations effectuées orientent davantage les investigations vers une origine toxique, notamment au regard des antécédents de la victime. Cette hypothèse médico-légale distingue donc, à ce stade, les circonstances de son décès de l’épisode survenu à Carcassonne le soir de la Fête de la musique.
L’ouverture de l’enquête pour violences volontaires reste néanmoins indépendante de cette question. L’IGPN doit déterminer les conditions exactes dans lesquelles le policier national a projeté l’homme au sol et apprécier les responsabilités éventuelles liées à ce geste.
En l’état des investigations et des conclusions d’autopsie communiquées par le parquet, aucun lien de causalité n’a donc été établi entre l’intervention policière du 21 juin et l’arrêt cardiaque constaté le 3 juillet.


