Suivez-nous
13 septembre 2026

Un institut scientifique recherche dix volontaires pour rester allongé dix jours contre 5.000 euros

À Toulouse, une nouvelle étude scientifique propose à des volontaires de vivre une simulation d’impesanteur, au service de la compréhension du corps humain face aux missions spatiales prolongées.

L’Institut de médecine et de physiologie spatiales (Medes) s’apprête à lancer une étude singulière destinée à reproduire, sur Terre, les effets de l’impesanteur sur le corps humain. Le principe est simple en apparence mais exigeant dans la pratique : dix volontaires devront rester alités pendant dix jours, dans une position légèrement inclinée, afin de simuler l’absence de gravité vécue par les astronautes.

Cette posture spécifique, dite « tête en bas » à quelques degrés, est reconnue pour reproduire certains effets physiologiques observés en orbite. Les participants devront également suivre un protocole alimentaire strict, limité à 250 calories par jour, sous étroite surveillance médicale.

Des critères de sélection stricts pour les volontaires

L’étude ne s’adresse pas à tout le monde. Les chercheurs recherchent des hommes âgés de 20 à 40 ans, en excellente condition physique et ne présentant aucun problème de santé. La rigueur du profil exigé reflète l’importance scientifique des données collectées durant ces dix jours d’immobilité quasi totale.

En contrepartie de leur engagement, chaque volontaire recevra une indemnisation de 5.000 euros. Une somme qui peut sembler attractive, mais qui correspond à une contrainte réelle sur le plan physique et psychologique.

Comprendre le métabolisme face aux missions spatiales longues

Pour les scientifiques du Medes, cette étude s’inscrit dans une perspective claire : anticiper les effets des séjours prolongés dans l’espace. Amandine Fabre, cheffe de projet en recherche clinique, souligne que les futures missions spatiales seront de plus en plus longues, rendant cruciales les questions liées au métabolisme, à la nutrition et à l’adaptation du corps humain.

Publicité
Partager sur Facebook