De son côté, l’actuel ministre de l’Économie, Roland Lescure, affirme ne pas avoir eu connaissance de ce courrier avant sa médiatisation. Il reconnaît néanmoins partager la responsabilité collective de la situation budgétaire, cherchant à désamorcer toute tentative de désigner un coupable unique. Une position destinée à préserver l’image d’un gouvernement uni, alors même que le débat interne sur les coupes budgétaires ressurgit.
Le RN parle d’un « scandale d’État »
À droite, la réaction est plus frontale. Guillaume Bigot, député du RN, accuse Emmanuel Macron d’avoir dissimulé des informations essentielles avant les échéances électorales, qualifiant l’affaire d’« énorme scandale d’État ». Pour le Rassemblement national, cette lettre constitue la preuve que l’Élysée savait et a volontairement retardé l’annonce d’une situation budgétaire dégradée pour éviter un coût politique.
La gauche reproche le silence de Bruno Le Maire
Jean-Christophe Cambadélis, ancien premier secrétaire du PS, reproche quant à lui au ministre de ne pas avoir agi en conséquence. S’il jugeait la situation aussi grave, il aurait dû démissionner, affirme-t-il. Cette ligne critique pointe une forme de loyauté jugée excessive envers Emmanuel Macron, où l’alerte écrite n’aurait pas été suivie d’actes.
