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25 août 2026

Tout savoir sur le syndrome de la fille aînée

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Au sein de nombreuses fratries, la fille aînée hérite presque naturellement d’un rôle de soutien émotionnel et logistique. Gardienne de ses cadets, relais parental, médiatrice des tensions, elle porte des responsabilités qui ne sont pas de son âge. D’après Mark Travers, ce sens du devoir peut devenir une source de frustration et d’épuisement, surtout lorsque la reconnaissance n’est pas au rendez-vous. Il invite les parents à éviter que cette fille devienne une « seconde maman » par défaut.

L’ombre d’un traitement inégal

Ce déséquilibre s’amplifie souvent quand les parents attendent de l’aînée qu’elle « montre l’exemple » tout en étant plus sévères avec elle qu’avec ses frères et sœurs. Cette perception d’injustice peut créer un terrain propice au ressentiment. L’enfant la plus responsable devient aussi celle qui s’oublie, pour maintenir la paix et combler les attentes.

Le poids des stéréotypes de genre

Au-delà du cadre familial, la société renforce les injonctions faites à la fille aînée, souvent associée à une image de jeune femme forte, discrète, dévouée. Cela peut se traduire par un renoncement progressif à ses ambitions personnelles au profit de la cellule familiale. Travers alerte : « Elle peut se sentir contrainte d’adhérer aux rôles traditionnels au détriment de ses rêves. »

Se libérer par le décentrage

Pour alléger ce poids mental, Mark Travers recommande la pratique du décentrage. Cette méthode psychologique invite à prendre du recul face à ses propres émotions et aux attentes des autres, sans rompre les liens familiaux. En observant les situations avec une distance saine, la fille aînée peut reprendre possession de son identité propre, en dehors des rôles qui lui ont été assignés.

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