
Alors que des capsules de protoxyde d’azote ont été retrouvées dans l’habitacle, les enquêteurs tentent désormais d’éclaircir les circonstances exactes de ce drame nocturne. Le choc a été découvert à l’aube, lorsque le propriétaire du pavillon a aperçu une voiture immergée au fond de sa piscine. À l’intérieur, trois adolescents piégés, morts noyés après une sortie de route survenue dans la nuit de mardi à mercredi.
Selon les premiers éléments, le véhicule aurait raté un virage avant de basculer dans la cour de la maison, dans des conditions de visibilité rendues difficiles par la pluie battante. Aucune alerte n’a été donnée durant la nuit : le quartier, assourdi par les intempéries, n’a rien entendu.

Une ville sous le choc
La plus jeune victime était un collégien de 14 ans, très apprécié dans son établissement. Les élèves ont appris la nouvelle brutalement, par des messages d’amis. Un de ses camarades raconte son incompréhension, un autre son chagrin, tous deux frappés par la disparition si soudaine d’un adolescent qu’ils côtoyaient encore la veille.
Dans toute la commune, l’émotion est vive. Les habitants, atterrés, peinent à comprendre comment une telle tragédie a pu se produire si silencieusement.
Les premières pistes : vitesse, pluie et perte de contrôle

Pour l’heure, impossible de déterminer qui était au volant au moment du drame. Le maire d’Alès, Christophe Rivenq, évoque un enchaînement de facteurs défavorables : la chaussée détrempée, la vitesse, l’inexpérience, l’heure tardive. « C’est terrible de perdre des enfants, quelles que soient les circonstances », a-t-il confié, rappelant que seule l’enquête établira les responsabilités.
