Le week-end aurait dû être placé sous le signe du spectacle pour Anthony Joubert. Mais avant de monter sur scène dans le nord de la France, l’humoriste a été violemment agressé dans un TER.

Un événement brutal qu’il a choisi de raconter publiquement, images à l’appui, pour dénoncer l’insécurité croissante dans les transports. Le samedi 15 novembre, alors qu’il se rendait en représentation, Anthony Joubert a été frappé sans raison apparente par un inconnu. Selon la procureure de Compiègne, l’humoriste a reçu plusieurs coups de poing au visage, avant de descendre en gare où les pompiers l’ont pris en charge. Il n’a pas déposé plainte immédiatement, mais a confirmé qu’il le ferait par la suite.
L’humoriste montre ses blessures et alerte ses abonnés

Sur Instagram, il a publié une vidéo tournée depuis le camion des pompiers. Le visage tuméfié, il décrit ce qu’il appelle “sa première agression”, expliquant que l’attaque aurait pu être bien plus grave si son agresseur avait été armé. Malgré le choc, il a maintenu son spectacle à Ressons-sur-Matz, refusant de laisser tomber son public.
Invité de Cyril Hanouna ce lundi 17 novembre, Anthony Joubert est revenu en détail sur le déroulé des faits. Il raconte avoir été interpellé par un homme “colossal”, visiblement instable, qui lui demande : « Pourquoi tu aspires mon âme avec tes yeux ? » Quelques secondes plus tard, l’individu lui porte une première droite, suivie d’une série de coups. L’humoriste tente de se protéger, mais finit au sol. Ce déchaînement ne s’arrête que lorsque l’agresseur descend à son arrêt.
Des témoins sidérés, puis une longue prise en charge

Anthony Joubert explique qu’aucun passager n’a réagi pendant l’agression : « Tout le monde reste bête à ce moment-là. » Une fois l’homme parti, plusieurs personnes sont venues l’aider, mais le mal était fait. L’humoriste a passé cinq heures aux urgences puis trois heures au commissariat pour formaliser sa plainte.
Au-delà de son cas personnel, Anthony Joubert a tenu à souligner un problème plus général. Il rappelle que de nombreuses victimes anonymes subissent ce genre de violences sans bénéficier de visibilité médiatique, et que l’insécurité dans les transports inquiète de plus en plus de citoyens. Visiblement éprouvé, il confie : « Pour un rien je pleure… Tant qu’on ne l’a pas vécu, on ne sait pas ce que c’est. »










