« Je suis innocent et je me battrai jusqu’au bout » : ces mots, Stéphane Plaza les a répétés avec force devant un parterre de journalistes réunis à Paris. Condamné le 18 février dernier pour des faits de violences présumées, l’animateur de 54 ans refuse le verdict et affirme avoir été victime d’une procédure viciée.
Son combat, désormais, s’oriente autant vers les tribunaux que vers l’opinion publique. En ligne de mire : le parquet de Paris, accusé selon ses avocats d’avoir produit un « faux en écriture publique » et d’avoir truqué un classement sans suite afin d’orienter le dossier à charge. Des accusations particulièrement graves, qui pourraient, si elles étaient fondées, remettre en question l’intégrité de la procédure judiciaire.
« Un scandale judiciaire » dénoncé par ses avocats

En parallèle de la conférence de presse, les conseils de Stéphane Plaza ont saisi le tribunal judiciaire de Paris, déposant une assignation pour faire reconnaître ce qu’ils qualifient de manœuvre illégale et partiale. Antonin Gravelin-Rodriguez, l’un des avocats du présentateur, s’est exprimé dans la foulée sur BFMTV :
« Il y a eu un dysfonctionnement dans le procès contre Stéphane Plaza. On ne peut plus se taire. »
L’homme de loi évoque des manœuvres délibérées visant à dissimuler des éléments à décharge, tandis que la seconde enquête — celle portée par Plaza pour cyberharcèlement — aurait été nettement ralentie, voire négligée. Un traitement différencié qui, selon la défense, montre un déséquilibre profond dans l’instruction.
L’animateur brisé, mais déterminé

Visiblement ému, Stéphane Plaza a partagé le poids psychologique d’une affaire qu’il juge dévastatrice. « J’ai l’impression d’avoir été enterré vivant. Mon destin a été brisé. Cette injustice me tue », a-t-il confié avec gravité.
Pour autant, il refuse l’étiquette de « victime », évoquant plutôt un acharnement médiatico-judiciaire :
« Je ne suis pas à plaindre. Mais je ne peux pas laisser cette injustice s’imposer comme une vérité. »
