Emmanuel Macron hausse le ton face à l’impasse
Face à ce blocage persistant, Emmanuel Macron a décidé d’intervenir personnellement. Lors du Conseil des ministres du lundi 22 décembre 2025, il a fixé une ligne rouge. « Nous devrons au plus vite, en janvier, donner un budget à la nation », a-t-il martelé, selon les propos rapportés par Maud Bregeon.
Un objectif clair : tenir la barre des 5 % de déficit

Le chef de l’État a également rappelé le cap à suivre. Le futur budget devra respecter l’objectif de 5 % de déficit tout en finançant les priorités nationales, a-t-il exigé. Une équation délicate, dans un climat politique tendu, où chaque concession est immédiatement perçue comme un recul par une partie des parlementaires.
La loi spéciale, ultime recours de l’exécutif
Dans l’attente d’un accord, le gouvernement se résout à une solution transitoire. Une loi spéciale budgétaire va permettre de reconduire provisoirement le budget de 2025, assurant la continuité de l’État. Ce dispositif autorise la perception des impôts et le paiement des fonctionnaires, mais exclut toute nouvelle dépense, gelant de facto toute ambition politique supplémentaire.
Une fin d’année sous haute tension à l’Élysée
En coulisses, l’impatience gagne les rangs du pouvoir. À l’Élysée, la nervosité est palpable, confient plusieurs sources proches du dossier. Pendant que les négociations piétinent, la dette publique poursuit sa progression, accentuant la pression sur l’exécutif et sur le Premier ministre, sommé de trouver une issue rapide.
