Dans son projet, les heures travaillées au-delà de ce seuil seraient totalement exonérées d’impôt sur le revenu et de cotisations sociales. En-deçà, le régime actuel resterait applicable. Les modalités de déclenchement de ces heures supplémentaires seraient laissées à la négociation collective, un point sur lequel il insiste pour rassurer partenaires sociaux et entreprises.
Repenser en profondeur le système des aides
Autre pilier de son programme : la refonte des aides sociales. Bruno Retailleau souhaite remplacer plusieurs dispositifs existants par un « revenu d’incitation à l’activité » (RIA). Le principe : maintenir un niveau d’aide comparable, mais conditionné à la réalisation effective de quinze heures d’activité hebdomadaires. Il estime que le système actuel « décourage le retour à l’emploi ».
« Chaque heure travaillée doit payer »
Selon lui, le RIA permettrait un cumul immédiat et avantageux entre revenu du travail et aide sociale, afin que chaque heure travaillée se traduise par un gain visible. Une logique qu’il oppose à ce qu’il considère comme un empilement d’aides peu lisible et parfois contre-productif.
Un plafonnement global des aides sociales
Toujours dans cette optique, le patron des Républicains plaide pour la création d’un « compte social unique ». Objectif : fusionner les multiples guichets existants et plafonner l’ensemble des aides perçues à 70 % du SMIC. Une mesure destinée, selon lui, à « creuser un écart clair entre les revenus du travail et ceux de la solidarité ».
Assurance-chômage et sanctions renforcées

Bruno Retailleau entend également durcir les règles de l’assurance-chômage, espérant dégager plusieurs milliards d’euros d’économies. Il souhaite rendre effective la sanction au troisième refus d’une offre raisonnable d’emploi et corriger ce qu’il décrit comme trois dérives : l’usage abusif des ruptures conventionnelles, l’indemnisation des travailleurs transfrontaliers sur des bases salariales étrangères et certaines stratégies d’alternance entre emploi et chômage.
