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13 septembre 2026

Sortir des 35 heures, remplacer le RSA par un RIA, durcir l’assurance-chômage… Bruno Retailleau dévoile ses propositions économiques

« Chaque heure travaillée doit payer »

Selon lui, le RIA permettrait un cumul immédiat et avantageux entre revenu du travail et aide sociale, afin que chaque heure travaillée se traduise par un gain visible. Une logique qu’il oppose à ce qu’il considère comme un empilement d’aides peu lisible et parfois contre-productif.

Un plafonnement global des aides sociales

Toujours dans cette optique, le patron des Républicains plaide pour la création d’un « compte social unique ». Objectif : fusionner les multiples guichets existants et plafonner l’ensemble des aides perçues à 70 % du SMIC. Une mesure destinée, selon lui, à « creuser un écart clair entre les revenus du travail et ceux de la solidarité ».

Assurance-chômage et sanctions renforcées

Bruno Retailleau entend également durcir les règles de l’assurance-chômage, espérant dégager plusieurs milliards d’euros d’économies. Il souhaite rendre effective la sanction au troisième refus d’une offre raisonnable d’emploi et corriger ce qu’il décrit comme trois dérives : l’usage abusif des ruptures conventionnelles, l’indemnisation des travailleurs transfrontaliers sur des bases salariales étrangères et certaines stratégies d’alternance entre emploi et chômage.

Un discours ciblé sur les seniors

À destination des travailleurs âgés, il défend un cumul emploi-retraite « rénové, simple et incitatif ». Pour ceux ayant validé tous leurs trimestres sans avoir atteint l’âge légal, il propose une exonération totale de cotisations retraite et chômage. Après l’âge légal, un nouveau dispositif viendrait remplacer les mécanismes existants, dont la surcote.

Une réforme des retraites encore floue

Sur l’avenir de la réforme des retraites, Bruno Retailleau reste volontairement prudent. Il évoque une réforme « ambitieuse mais réaliste », intégrant une part de capitalisation tout en cherchant avant tout à sauver le système par répartition. Une position encore générale, mais qui s’inscrit dans une volonté de rupture avec les propositions du Rassemblement national.

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