Une descente progressive dans l’enfer de l’emprise

L’emprise n’a cessé de croître, jusqu’à coloniser l’intimité de Sophie. Elle raconte comment, après leur emménagement, son compagnon s’est autorisé à vendre ses meubles sans son accord. « Des choses disparaissaient », raconte-t-elle. Ce contrôle insidieux est venu renforcer un sentiment d’effacement personnel, typique des victimes de ce qu’elle nomme elle-même un « pervers narcissique ». Elle décrit cette manipulation mentale comme un poison lent : « On se sent vidé, mais on croit que c’est pour notre bien. »
