La journaliste a souligné le caractère ponctuel de ces invitations. Selon elle, les deux femmes n’ont tenu aucun propos choquant lors de leur présence sur le plateau. Sonia Mabrouk estime que son rôle consiste précisément à intervenir comme garde-fou lorsqu’une déclaration problématique est formulée à l’antenne.
Elle a également défendu une conception très large de la liberté du débat. La présentatrice assure vouloir proposer des échanges contradictoires et représenter une diversité d’opinions au fil des émissions. Sa réponse marque donc une divergence apparente avec la version transmise par la société des journalistes au sujet de la réaction de la direction.
Sonia Mabrouk n’a pas fermé la porte à un éventuel retour de certaines personnalités invitées. Cette position entretient une incertitude sur les décisions réellement prises après les deux premiers numéros. La chaîne devra désormais concilier l’autonomie éditoriale de sa nouvelle présentatrice avec les inquiétudes exprimées en interne.
Le rendez-vous avec Robert Ménard également contesté
La SDJ s’inquiète plus largement de l’orientation que pourrait prendre 100 % Mabrouk. Dans son courrier, elle réaffirme son attachement à une chaîne fondée sur les faits, le pluralisme et un traitement non partisan de l’actualité. Elle refuse que BFMTV se rapproche du fonctionnement d’une chaîne principalement structurée autour des opinions.
Ces préoccupations prennent une dimension particulière à l’approche de l’élection présidentielle de 2027. Les journalistes redoutent que la sélection régulière d’intervenants appartenant à une même sensibilité politique fragilise l’équilibre éditorial revendiqué par la chaîne.
Un autre projet concentre les critiques : Sonia Mabrouk doit recevoir chaque dimanche Robert Ménard, maire de Béziers, pour un entretien d’environ vingt minutes. La présence hebdomadaire du même responsable politique sans contradicteur permanent est jugée problématique par certains membres de la rédaction.

