Figure populaire de la chanson française depuis sa victoire dans The Voice, Slimane a vu son actualité basculer ces derniers mois sur le terrain judiciaire.

Après une condamnation prononcée en 2025, une nouvelle audience s’est tenue à Saint-Étienne autour des indemnisations réclamées par la partie civile dans cette affaire.
Révélé au grand public après son sacre dans The Voice, Slimane s’est imposé au fil des années comme l’un des artistes les plus identifiés de la scène musicale française, enchaînant les succès discographiques, les tournées et les rendez-vous populaires avec son public. Cette image d’artiste proche de ses fans a longtemps dominé son actualité, avant que celle-ci ne soit rattrapée par une procédure judiciaire liée à des faits remontant à la fin de l’année 2023.
Une condamnation prononcée en septembre 2025

Le 16 septembre 2025, le tribunal judiciaire de Saint-Étienne a condamné le chanteur à 10 000 euros d’amende, dont 3 000 euros assortis du sursis, pour des faits de harcèlement commis le 17 décembre 2023 sur un technicien, selon les éléments communiqués par la procureure et rapportés par plusieurs médias. Les faits examinés dans ce volet ont été retenus comme du harcèlement commis par le biais d’un support numérique ou électronique.
Cette décision s’inscrit dans une affaire plus large ouverte après deux plaintes visant des faits survenus lors de concerts donnés au Zénith de Saint-Étienne en décembre 2023. L’un des volets initiaux, évoqué au départ sous l’angle du harcèlement sexuel, a évolué dans sa qualification, tandis qu’une autre plainte pour agression sexuelle et tentative a, elle, été classée sans suite faute d’éléments suffisants pour la caractériser.
Une requalification vivement contestée par la partie civile
La procédure a été marquée par une requalification que les avocates des parties civiles ont contestée avec fermeté. Cette inflexion juridique a eu des conséquences importantes sur la lecture du dossier, notamment parce qu’elle a déplacé l’affaire hors du champ des infractions sexuelles. D’après les comptes rendus d’audience, Me Anne-Sophie Charrieras a publiquement critiqué cette évolution, estimant qu’elle modifiait profondément la portée pénale de la condamnation prononcée contre le chanteur.
De lourdes demandes d’indemnisation examinées en 2026

Une nouvelle audience s’est tenue le 20 avril 2026 devant la justice stéphanoise afin d’examiner les demandes financières formulées par la partie civile. Selon Le Parisien, 182 000 euros de dommages et intérêts sont désormais réclamés à l’artiste, ce qui ouvre une nouvelle phase du dossier, distincte de la condamnation pénale déjà prononcée quelques mois plus tôt.
Au cours de cette audience, l’une des avocates du plaignant a détaillé les conséquences professionnelles avancées par son client. Elle a notamment fait valoir cinq jours d’incapacité totale de travail, la perte de 82 dates ainsi que plusieurs festivals annulés, chiffrant à 31 000 euros de salaire net le manque à gagner directement lié, selon elle, au retrait de la tournée et à l’arrêt de certains engagements.
Des préjudices personnels également invoqués
Au-delà du volet strictement financier, la partie civile a aussi insisté sur l’impact personnel de cette affaire. Les demandes portent également sur un préjudice moral, présenté comme ayant affecté la vie privée et la trajectoire professionnelle du plaignant. Selon les éléments rapportés à l’issue de l’audience, une somme de 8 000 euros a notamment été sollicitée à ce titre.










