Le parquet de Créteil ne perd pas une seconde. Dès les résultats connus, la brigade criminelle reçoit l’ordre d’approfondir l’enquête sur cette victime spécifique. L’affaire bascule dans une tout autre dimension. Il ne s’agit plus seulement de quatre noyés mystérieux, mais d’un véritable crime.
Les enquêteurs reconstituent déjà les premiers éléments. Le meurtrier – ou les meurtriers – pensaient sans doute que le corps disparaîtrait dans le fleuve. Ils ne pouvaient imaginer qu’il resurgirait au même endroit que trois autres cadavres. Cette coïncidence macabre transforme une découverte tragique en scène de crime. L’identification des victimes devient désormais cruciale pour démêler cette sombre histoire.

L’Hypothèse D’Un Corps Jeté À L’Eau
Cette coïncidence troublante guide désormais les investigations. Les enquêteurs reconstituent un scénario qui glace le sang. Le meurtrier pensait agir dans l’ombre, se débarrasser discrètement de sa victime dans les eaux sombres de la Seine.
« L’hypothèse la plus probable désormais, c’est que le ou les meurtriers ont jeté à l’eau leur victime sans se douter qu’elle se retrouverait à proximité d’autres cadavres », explique une source proche du dossier. L’assassin ignore tout de la présence des trois autres corps. Il choisit ce tronçon de fleuve pour faire disparaître les preuves de son crime.
Le hasard macabre transforme son plan en cauchemar. Au lieu de couler dans l’anonymat, la victime étranglée rejoint ce charnier aquatique improvisé. Les courants de la Seine rassemblent les quatre dépouilles sur quelques dizaines de mètres, créant cette scène d’horreur découverte par le passager du RER C.
Mais l’identification pose de sérieux défis aux enquêteurs. « Ces corps sont très abîmés. L’identification n’est pas facile du tout », poursuit la source. Trois des cadavres, en décomposition avancée depuis plusieurs jours, résistent aux techniques classiques d’identification. Seule la victime d’homicide, plus récente, offre des pistes exploitables.
