La taurine pourrait également participer à la régulation de processus métaboliques impliqués dans le contrôle du poids et le fonctionnement des tissus.
Son rôle dans le système nerveux constitue un autre domaine d’intérêt, puisque cette molécule contribue au développement et à certaines fonctions des cellules nerveuses.
Ces différentes observations ont conduit les scientifiques à explorer l’hypothèse selon laquelle la disponibilité de la taurine pourrait influencer certains mécanismes associés au vieillissement.
Cependant, les relations entre les concentrations de taurine, l’âge et l’état de santé restent complexes. Les recherches menées chez l’humain n’ont pas établi qu’une baisse systématique de cette substance serait responsable du vieillissement.
Peut-on réellement espérer vivre plusieurs années de plus ?

L’un des aspects les plus remarqués de cette étude concerne l’augmentation de longévité observée chez les souris.
Certains rapprochements théoriques ont évoqué un gain équivalant à plusieurs années de vie humaine. Mais il serait scientifiquement incorrect de présenter ces estimations comme un bénéfice démontré chez l’homme.
À ce jour, aucune étude clinique suffisamment concluante n’a établi que la prise de taurine permet d’allonger l’espérance de vie humaine de sept ou huit ans, ni qu’elle prévient à elle seule les maladies chroniques liées à l’âge.
Il faut également distinguer la taurine naturellement présente dans l’organisme de celle ajoutée aux boissons énergisantes. La consommation de ces boissons ne constitue pas une méthode validée pour ralentir le vieillissement, notamment en raison de leurs autres ingrédients.
