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20 août 2026

Salaires indécents et caprices du roi : 11 jardiniers de Charles III démissionnent et dénoncent un lieu de travail toxique

Un management sous tension, jusqu’aux cris

Mais le roi n’est pas seul en cause. Son bras droit à Highgrove, Constantine Innemée, est également pointé du doigt pour des méthodes autoritaires, parfois humiliantes. Plusieurs sources affirment qu’il aurait hurlé sur des employés, notamment lorsqu’un jardinier a suggéré l’embauche d’un spécialiste pour les magnolias du roi.

Déjà en 2018, la biographie Rebel Prince de Tom Bower évoquait des pratiques extrêmes au sein des jardins royaux : des jardiniers obligés de s’allonger à plat ventre sur des remorques pour désherber manuellement, ou des retraités militaires reconvertis en chasseurs de limaces à la lampe torche, la nuit, par respect pour l’interdiction royale des pesticides.

Une enquête, des recommandations… et peu de changements

Face à la gravité des accusations, la King’s Foundation a commandé une enquête externe à l’automne 2023. Le rapport a reconnu des pénuries de personnel, des pratiques managériales défaillantes, ainsi qu’un problème récurrent au niveau des salaires. Il a recommandé la mise en place de formations et de dispositifs de soutien psychologique pour les employés.

Mais selon le Sunday Times, les conditions ne se seraient guère améliorées depuis. Le malaise perdure, entre vocations écœurées et atmosphère glaciale, dans un lieu qui continue pourtant d’accueillir visiteurs et mécènes comme un écrin de sérénité royale.

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