Comme chaque année, les prestations sociales versées par la Caisse d’allocations familiales font l’objet d’une réévaluation.

En 2026, cette revalorisation, fixée à 0,8 %, vise à tenir compte de l’évolution des prix. Elle se traduira concrètement par de légères hausses visibles sur les comptes bancaires dès le début du mois de mai.
Depuis le 1er avril, plusieurs aides sociales ont été ajustées afin de suivre l’évolution du coût de la vie. Cette augmentation de 0,8 % concerne notamment le revenu de solidarité active (RSA), les allocations familiales, la prime d’activité, l’allocation aux adultes handicapés (AAH) ainsi que l’allocation de rentrée scolaire (ARS). Cette revalorisation reste toutefois plus modérée que celle de l’année précédente, qui atteignait 1,7 %. Les nouveaux montants seront perceptibles dès les versements effectués à partir du 5 mai.
Le RSA légèrement rehaussé selon la composition du foyer

Le RSA, destiné aux personnes disposant de faibles ressources, connaît une augmentation modeste. Pour une personne seule sans enfant, le montant mensuel passe à 651,69 euros, soit environ 5 euros supplémentaires. Les montants évoluent également en fonction de la situation familiale, avec des hausses progressives selon le nombre d’enfants à charge. Ainsi, les foyers composés de plusieurs personnes peuvent bénéficier d’un gain allant jusqu’à une douzaine d’euros mensuels.
Des ajustements limités pour les allocations familiales

Les allocations familiales, versées aux foyers ayant au moins deux enfants à charge, sont elles aussi concernées par cette revalorisation. Les montants varient en fonction des ressources et du nombre d’enfants, avec des hausses généralement comprises entre quelques centimes et quelques euros par mois. Par ailleurs, une modification importante est intervenue concernant la majoration liée à l’âge, désormais fixée à 18 ans pour les enfants nés à partir de mars 2012.
Une évolution mesurée de la prime d’activité

La prime d’activité, destinée à soutenir les travailleurs aux revenus modestes, bénéficie également de cette hausse. Le montant forfaitaire pour une personne seule sans enfant atteint désormais environ 638 euros, soit une progression d’environ 5 euros. En parallèle, une réforme en cours prévoit une augmentation progressive de certaines bonifications pour les revenus proches du salaire minimum, ainsi qu’un élargissement des conditions d’accès à cette aide.
Une hausse plus marquée pour l’AAH et l’ARS
L’allocation aux adultes handicapés enregistre une progression légèrement plus significative. Son montant maximal mensuel s’élève désormais à 1.041,59 euros, soit une hausse de plus de 8 euros. De son côté, l’allocation de rentrée scolaire connaît également une revalorisation pour la rentrée 2026, avec des augmentations comprises entre 3 et 4 euros selon l’âge des enfants. Les plafonds de ressources ont également été ajustés afin de tenir compte de l’évolution des prix.










