Pour sortir de l’impasse, Louis Sarkozy préconise une réforme inspirée des pays nordiques. Il s’agirait d’indexer l’âge légal de départ à la retraite sur l’espérance de vie, afin de rééquilibrer les comptes. Selon lui, cette approche n’empêche pas d’aménager le dispositif pour les professions les plus pénibles. L’idée : plus l’on vit longtemps, plus il faut travailler, mais avec des ajustements sociaux adaptés.
Un problème plus large : la valeur du travail
Au-delà de l’âge légal, Louis Sarkozy met en avant un problème plus profond : le travail est, selon lui, trop lourdement taxé pour financer les retraites. Avec 28 % des salaires prélevés en cotisations, les actifs sont étouffés. Résultat : le coût du travail grimpe, les entreprises perdent en compétitivité et les jeunes générations peinent à envisager une vie familiale. Pour lui, il est urgent de « redonner de la valeur au travail » et de réduire son coût pour relancer l’emploi.
La comparaison avec les pays voisins
Les exemples étrangers servent d’arguments à son plaidoyer. L’Allemagne, l’Espagne, l’Italie ou le Danemark fixent déjà l’âge de départ à 65, 66 voire 67 ans. La France apparaît comme une exception : elle travaille moins longtemps mais dépense davantage pour ses retraités. Or, si le faible taux de pauvreté et la forte épargne des retraités français sont des réussites sociales, Louis Sarkozy estime qu’elles ne peuvent perdurer sans un rééquilibrage de l’effort collectif.
