Même les jeunes actifs sont concernés : la gratification minimale de stage augmente mécaniquement, tout comme le coût du rachat de trimestres de retraite, qui passe à 481 € par trimestre.
Des plafonds qui encadrent aussi les prestations
Le PASS sert également de référence pour plafonner certaines prestations sociales. Les indemnités journalières de maternité, paternité ou adoption atteignent en 2026 un maximum de 104,02 € par jour après prélèvements sociaux. Ce plafond limite la compensation pour les revenus les plus élevés.
Les indemnités de rupture de contrat suivent la même logique : exonération d’impôt jusqu’à 6 PASS et de cotisations sociales jusqu’à 2 PASS pour un licenciement hors plan social.
Invalidité et effets paradoxaux
Les pensions d’invalidité sont calculées sur les salaires soumis à cotisations dans la limite du PASS des dix meilleures années. En 2026, ce plafond atteint 48 060 € par an. Paradoxalement, une hausse du PASS peut conduire à revoir à la baisse, voire supprimer, certaines pensions lorsque les revenus dépassent les nouveaux seuils.
Un changement discret mais structurant
Ce qui rend cette évolution peu visible, c’est son caractère technique. Aucun bouleversement de loi, aucune annonce spectaculaire. Pourtant, en ajustant les plafonds, le PASS modifie concrètement le contour des droits sociaux : retraite, cotisations, indemnités, exonérations.
