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26 août 2026

Retirer de l’argent au distributeur, c’est fini ? Voici le changement majeur prévu pour le retrait d’espèces en 2026

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Ce recul ne signifie pas leur disparition. En dépit du progrès du numérique, près de 60 % des Français demeurent attachés à la possibilité de régler en espèces, qu’ils considèrent comme une liberté fondamentale. Cependant, cet attachement se heurte à un problème croissant : l’accessibilité physique aux billets.

Moins de distributeurs, plus de difficultés

Le nombre de distributeurs automatiques de billets (DAB) ne cesse de diminuer. En 2023, 2 000 distributeurs ont été retirés du territoire, soit une baisse d’un sur six en cinq ans. Ce phénomène frappe surtout les zones rurales, rendant l’accès à l’argent liquide plus difficile.

Pour y remédier, des solutions alternatives émergent : certains commerçants permettent désormais des retraits d’espèces directement en caisse. Ces points de distribution privatifs étaient jusqu’ici limités aux clients de quelques banques (Crédit Agricole, Crédit Mutuel, La Banque Postale, Nickel). Mais dès 2026, tous les détenteurs de cartes bancaires CB pourront y avoir accès, quel que soit leur établissement.

Une mesure d’ouverture saluée

Cette généralisation des retraits chez les commerçants est saluée par le GIE Carte Bancaire comme une manière de « parfaire » l’accès aux espèces sans remplacer les DAB. Le dispositif restera volontaire, et ne transformera pas les magasins en guichets bancaires. Déjà, plus de 6 000 établissements sont concernés.

En parallèle, la Banque de France rappelle que 99 % de la population vit à moins de 15 minutes d’un automate, mais seulement 18,7 % des communes disposent d’au moins un DAB, contre près de 25 % qui proposent des retraits privatisés.

Une offensive politique contre le liquide

Sur un autre plan, Gérald Darmanin a récemment plaidé pour la fin progressive du cash, évoquant son rôle dans la délinquance financière et le trafic de drogue. « Une mesure simple pour faire disparaître les points de deal ? Supprimer l’argent liquide », déclarait-il devant la commission d’enquête du Sénat.

Le ministre s’appuie sur des études montrant que l’usage du cash devient marginal dans plusieurs pays européens. Pourtant, cette orientation soulève de vives critiques : qu’adviendrait-il en cas de panne réseau ou pour les publics éloignés du numérique ?

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