Vie privée : entre discrétion et protection

Rachida Dati a toujours refusé de médiatiser sa vie sentimentale. Dans un entretien à Gala, elle déclarait ne pas voir l’intérêt d’apparaître en couple. Selon elle, les femmes en politique sont jugées plus sévèrement que les hommes sur ce point : « Les hommes peuvent changer de compagne sans commentaires. Une femme, elle, est vite cataloguée. »
Ce besoin de discrétion est aussi une mesure de protection pour sa fille. Elle confie que l’exposition médiatique nuit à l’équilibre familial, notamment à cause des réseaux sociaux. « Elle préférerait que j’exerce une autre activité », avoue la ministre. Et d’ajouter que, parfois, malgré tous ses efforts, elle se sent impuissante face à la violence des attaques en ligne.
Une position fragilisée, mais pas abandonnée
Malgré les accusations, Rachida Dati n’a pas annoncé vouloir se retirer. Mais les signaux sont clairs : sa position devient de plus en plus inconfortable, et pourrait poser problème au sein même du gouvernement. À l’heure où l’exécutif cherche à incarner la transparence et la rigueur, cette accumulation de polémiques pourrait bien finir par coûter cher à la ministre.
