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13 septembre 2026

Rappel d’un antidépresseur en France : cette substance cancérogène découverte dans les comprimés

La scène est glaçante. Les analyses révèlent des traces de nitrosamines bien au-dessus des seuils autorisés par l’Europe. Ces substances chimiques, classées « probablement cancérogènes pour l’homme », contaminent le médicament à des niveaux inacceptables.

L’ANSM ne tergiverse pas. Retrait immédiat de tous les lots concernés. Plus une seule boîte ne doit circuler. La décision est drastique mais nécessaire face au danger sanitaire détecté.

Derrière cette mesure d’urgence, 5 000 patients français se retrouvent directement impactés. Tous suivent actuellement ce traitement à base de maprotiline, prescrit généralement en deuxième ou troisième intention pour les dépressions résistantes.

Le laboratoire Amdipharm, fabricant du médicament, avait déjà suspendu la production en mars dernier. Les soupçons pesaient déjà sur ces fameuses nitrosamines. Les analyses récentes confirment les pires craintes des autorités sanitaires.

Cette contamination ne relève pas du hasard. Elle résulte du processus de fabrication lui-même, où ces composés toxiques se forment lors de la production ou par dégradation de la molécule active.

Image d'illustration © ETREHEUREUX
Image d’illustration © ETREHEUREUX

Les Nitrosamines : Ces Substances Qui Inquiètent Les Autorités

Ces nitrosamines qui terrorisent l’ANSM ne sortent pas de nulle part. Ces composés chimiques se glissent insidieusement dans les médicaments lors de leur fabrication, par recyclage de solvants ou dégradation naturelle des molécules actives.

La classification européenne ne laisse aucune place au doute. Les autorités sanitaires rangent ces substances dans la catégorie « probablement cancérogènes pour l’homme ». Un étiquetage qui fait froid dans le dos.

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