L’eurodéputé de Place Publique a évoqué les violences scolaires, les dérives des réseaux sociaux, mais surtout l’impossible union avec Jean-Luc Mélenchon, qu’il accuse de bloquer toute alliance crédible à gauche. Julien Arnaud a d’abord interrogé Raphaël Glucksmann sur l’émotion suscitée par l’assassinat d’une surveillante à Nogent. Le député européen a exprimé sa consternation et son inquiétude face à une société où « plus aucune mesure ne semble capable d’endiguer la violence ». Selon lui, le cœur du problème réside dans la perte d’autorité, de repères et de cohésion sociale, et il appelle à un sursaut global, notamment autour des jeunes.
Réguler les réseaux sociaux dès l’adolescence

Glucksmann a profité de cette séquence pour réaffirmer son soutien à l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, une position qu’il défend depuis plusieurs mois. Pour lui, la lutte contre les dérives numériques doit être une priorité politique : « Il faut aller plus loin dans la régulation. Les plateformes ont une part immense dans la désinhibition de la violence », a-t-il martelé.
Un rejet net d’une union avec Jean-Luc Mélenchon

Mais c’est sur le terrain de l’union de la gauche que le ton est monté d’un cran. À la question d’une alliance possible autour du Parti socialiste, Raphaël Glucksmann a d’abord rappelé les 14 % obtenus lors des élections européennes avec le PS, affirmant que c’est sur cette base qu’il faut « bâtir une alternative crédible et apaisée ». Puis il s’est attaqué sans détour à Jean-Luc Mélenchon : « Je ne partage ni la même vision, ni la même méthode, ni le même projet », a-t-il lâché, cinglant.
« Il faut arrêter l’hypocrisie »
Le compagnon de Léa Salamé a poursuivi en dénonçant un double discours dans les coulisses de la gauche : « Quand on parle en privé avec certains partenaires, ils reconnaissent que Mélenchon ne veut pas de l’union. Mais publiquement, ils agitent le drapeau de la gauche unie. C’est de l’hypocrisie. » Une déclaration qui vise autant les insoumis que ceux qui continuent de prétendre à une alliance globale, tout en sachant qu’elle est, selon lui, illusoire.
Une gauche qu’il veut reconstruire « sans fracture »

