À Dubaï, où vivent des milliers de Français, l’inquiétude grandit. Les appels au rapatriement lancés par plusieurs influenceurs divisent désormais l’opinion publique.
Le 28 février marque un tournant. À la suite d’une offensive israélo-américaine contre l’Iran, Téhéran riposte en visant plusieurs pays du Golfe : Qatar, Koweït, Oman, Bahreïn et Émirats arabes unis. Même si Dubaï n’a pas été directement bombardée, la simple interception de missiles dans la région a suffi à installer un climat d’angoisse.
Dans cette ville emblématique de la réussite économique et de l’expatriation fiscale, près de 22 000 Français résident à l’année. À ces expatriés s’ajoutent de nombreux vacanciers et figures publiques venues profiter du soleil hivernal. En quelques heures, la destination glamour s’est retrouvée associée aux images de systèmes de défense activés et de sirènes d’alerte.
Des influenceurs appellent la France à l’aide

Parmi les Français présents sur place, plusieurs personnalités médiatiques ont pris la parole. Maeva Ghennam, ancienne figure des “Marseillais”, a publiquement demandé l’intervention des autorités françaises. “On est Français, protégez-nous”, a-t-elle lancé sur les réseaux sociaux, évoquant la crainte d’une escalade militaire.
De son côté, Élodie Gossuin, en séjour familial de courte durée avec son mari Bertrand et leurs quatre enfants, a également partagé son inquiétude. La multiplication de ces messages, diffusés en direct à des millions d’abonnés, a rapidement suscité un débat en France.
Rapatriement : solidarité nationale ou paradoxe fiscal ?
La question du rapatriement cristallise les tensions. Certains estiment qu’il est du devoir de l’État de protéger ses ressortissants, quels que soient leur statut ou leurs choix de vie. D’autres pointent une forme d’incohérence chez des influenceurs partis s’installer à Dubaï pour des raisons fiscales et sollicitant aujourd’hui l’aide publique.
