Mélenchon ne se contente pas de réfuter les chiffres : il critique frontalement la construction même de l’enquête, mettant en cause la taille des échantillons et la représentation jugée faible des électeurs certains d’aller voter. Il rappelle notamment qu’en 2022, il avait déjà obtenu 7,7 millions de voix, soit davantage que les 7,4 millions que lui attribue Odoxa pour 2027. Pour lui, la comparaison est incohérente et les projections trop fragiles pour refléter une dynamique politique réelle.
Une enquête qui consacre la domination de Jordan Bardella

Au-delà du cas Mélenchon, le rapport montre une tendance historique : Bardella remporterait tous les scénarios de second tour, quel que soit l’adversaire. Le président du RN survolerait le premier tour avec un score deux fois supérieur à celui de son poursuivant direct. Dans l’hypothèse d’une candidature Attal, Bardella monterait même à 36 %. L’institut parle d’une « victoire dans tous les scénarios », confirmant une hégémonie déjà visible lors des européennes de 2024.
Un climat politique profondément recomposé
Le sondage révèle d’autres enseignements lourds de sens. Emmanuel Macron reste massivement contesté, avec 57 % de rejet, malgré un léger regain de soutien. À l’inverse, le Premier ministre Sébastien Lecornu bénéficie d’un regard plus favorable, plafonnant à 32 % de rejet. Le centre et la gauche apparaissent éclatés, tandis que l’extrême droite occupe une place désormais décisive dans toutes les hypothèses électorales.
