Au Canada, on jongle entre “toilettes” et “bathroom”.
En Allemagne, c’est “Toilette” ou “WC”, selon le contexte.
En Russie, le mot signifie littéralement « pièce sans fenêtre ».
En espéranto, les toilettes se disent “necesejo”, c’est-à-dire « le lieu nécessaire » — une jolie trouvaille linguistique.
Certaines cultures contournent même le mot direct, préférant des euphémismes élégants comme “petit coin”, “commodités” ou “cabinet”.
Une question de plomberie… et de pudeur
À la fin du XIXᵉ siècle, avoir des toilettes à l’intérieur de la maison était un privilège réservé aux plus aisés.
Les habitations populaires disposaient encore de latrines à l’extérieur, souvent communes.
Ce n’est qu’au XXᵉ siècle que la salle de bain et les toilettes ont commencé à cohabiter sous le même toit. Mais la distinction linguistique est restée : “WC” pour les sanitaires, “salle de bains” pour l’hygiène corporelle.
Cette pudeur héritée du passé explique pourquoi le sigle “WC” a été préféré au mot direct “toilettes” dans les lieux publics, jugé trop intime ou trivial à l’époque.
