L’enfance, berceau des gestes qui restent

Comme pour tant de comportements sociaux, l’éducation reçue durant l’enfance est déterminante. Un enfant qui n’a jamais été corrigé ou sensibilisé à la dimension privée de certains gestes corporels peut reproduire ces comportements à l’âge adulte sans en percevoir l’inconvenance. À défaut de repères, ce qui choque les autres ne choque pas celui qui agit. Une réalité fréquente dans les familles où les notions de pudeur ou de civilité ont peu de poids.
Un manque de codes sociaux plus qu’un manque d’hygiène
Se curer le nez en public n’est pas forcément une question d’impolitesse ou de provocation. Cela traduit parfois un déficit de socialisation, un manque de repères sur les limites entre espace privé et espace collectif. Dans un monde où les codes sociaux évoluent rapidement, certains adultes n’ont tout simplement pas intégré ces règles, surtout s’ils n’ont pas été confrontés à des environnements où ces normes étaient rigoureusement appliquées.
