Ce jeudi matin, Agathe Hilairet, 28 ans, quitte la maison familiale à Vivonne aux alentours de 10 h 30. Elle porte alors un short noir, un haut sombre à manches courtes et un sac de course. Passionnée de sport, cette sortie n’a rien d’inhabituel pour la jeune femme. Pourtant, au fil des heures, l’absence de nouvelles alerte ses proches, qui signalent immédiatement sa disparition.
Un profil sportif mais vulnérable

D’apparence frêle — 1,65 mètre pour 35 kilos, selon l’avis de recherche diffusé par la gendarmerie — Agathe est décrite comme très sportive. Elle souffre d’anorexie, une maladie qu’elle n’a jamais cherché à cacher. Sur ses réseaux sociaux, elle évoque ce combat avec une sincérité poignante, affirmant notamment : « Toujours présente malgré mes tentatives de fuite, elle s’accroche à moi. » Ce témoignage poignant met en lumière la force intérieure qu’elle mobilise depuis des années face à ce trouble envahissant.
Une passion pour la course à pied

Agathe court depuis l’adolescence. Membre du club Vivonne Loisirs, elle enchaîne les parcours de 10 à 20 kilomètres et documente régulièrement ses sorties sur l’application Strava. Après une pause de plusieurs années, elle reprend la course en mai 2024, affichant sa volonté de se reconstruire. Ses dernières activités datent des 27, 30 et 31 mars. Depuis, aucune trace de nouvelle course n’a été publiée.
Une géolocalisation qui soulève des questions

Le 10 avril, jour de sa disparition, son téléphone est localisé une dernière fois dans l’après-midi, à 10 km de Vivonne. Ce détail intrigue les enquêteurs, mais n’a pour l’instant pas permis de retrouver sa trace. Depuis dimanche 13 avril, le ratissage organisé par les gendarmes a été suspendu. L’enquête judiciaire, désormais entre les mains de la gendarmerie de Poitiers, se poursuit dans le cadre d’une disparition jugée inquiétante.
