
Ses avocats ont dénoncé une falsification de la procédure, accusant les enquêteurs d’avoir dissimulé un élément clé : une possible localisation du téléphone de l’amant de Delphine à proximité du domicile du couple, la nuit de la disparition.
Des accusations explosives de la défense
C’est une nouvelle étape dans un dossier déjà explosif. Les avocats de Cédric Jubillar ont accusé les gendarmes d’avoir “volontairement caché” des éléments cruciaux susceptibles de remettre en cause la solidité de l’enquête.
« Nous assistons à un véritable scandale », a lancé Me Alexandre Martin à la sortie de l’audience, dénonçant une “falsification manifeste” de la procédure. Selon lui, certains relevés téléphoniques, pourtant essentiels à la compréhension des faits, auraient été écartés ou dissimulés.
Le téléphone de l’amant au cœur du débat

L’audience de ce lundi a tourné autour d’une révélation : le numéro de téléphone de l’amant de Delphine Aussaguel aurait été détecté par l’antenne-relais couvrant le domicile du couple Jubillar à Cagnac-les-Mines la nuit de la disparition de l’infirmière, en décembre 2020.
Ce dernier, âgé de 44 ans et vivant à Montauban, a nié catégoriquement cette présence :
« Je n’ai jamais été à Cagnac-les-Mines », a-t-il assuré devant la cour.
Mais la défense affirme disposer d’éléments techniques montrant que son numéro figure parmi des centaines de connexions enregistrées cette nuit-là, certaines appartenant à des personnes résidant loin du village.
