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13 septembre 2026

Poussée vers la sortie par Sébastien Lecornu, Rachida Dati le harponne : « Je ne suis pas ta boniche »

Ces déclarations ont renforcé l’idée que le départ de la ministre ne relève plus que d’une question de calendrier. Pourtant, en coulisses, la situation semble plus tendue qu’il n’y paraît.

À l’Élysée et à Matignon, l’impatience grandit

Selon les révélations du Le Canard enchaîné, le départ de Rachida Dati ferait désormais consensus au sommet de l’État. Reste toutefois à savoir qui assumera la responsabilité de lui signifier officiellement qu’il est temps de quitter ses fonctions.

Le président Emmanuel Macron aurait choisi une posture prudente, rappelant que tout remaniement relève de la prérogative du Premier ministre. Une manière élégante de se tenir à distance d’une décision potentiellement délicate.

Du côté de Matignon, Sébastien Lecornu avancerait avec précaution. Toujours selon l’hebdomadaire satirique, il aurait suggéré à la ministre qu’un départ « après le vote du budget » serait opportun. Une suggestion qui n’aurait manifestement pas été accueillie avec enthousiasme. La réponse de Rachida Dati, rapportée par le journal, aurait été particulièrement directe, traduisant la tension du moment.

Une succession déjà à l’étude

Si le départ de Rachida Dati se confirme, la question de sa succession au ministère de la Culture se pose déjà avec acuité. Les noms commencent à circuler dans les couloirs du pouvoir, preuve que l’hypothèse d’un départ rapide est prise très au sérieux.

Parmi eux, celui de Catherine Pégard revient avec insistance. Actuelle conseillère culture à l’Élysée, ancienne présidente du château de Versailles et ex-conseillère de Nicolas Sarkozy, son profil institutionnel rassure mais ne suscite pas un enthousiasme débordant. Un conseiller de la présidence aurait même glissé, non sans ironie, qu’« on n’a qu’elle sous la main ».

Le nom d’Aurore Berger circule également. Mais là encore, l’idée ne semble pas faire l’unanimité, signe que le choix du successeur pourrait s’avérer plus complexe que prévu.

À mesure que la campagne municipale s’intensifie, la pression politique autour de Rachida Dati ne cesse de croître. Son maintien au gouvernement apparaît de plus en plus comme une anomalie politique, difficilement tenable à long terme. Entre impératifs institutionnels, stratégies personnelles et jeux d’influence au sommet de l’État, la séquence qui s’ouvre pourrait bien être décisive.

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