La saison pourrait ainsi commencer plus tôt au printemps et s’achever plus tard durant l’automne. Selon les conditions météorologiques observées d’une année à l’autre, des moustiques pourraient même rester actifs jusqu’en décembre lorsque le froid tarde véritablement à s’installer.
Des températures élevées qui accélèrent leur développement
La chaleur n’influence pas uniquement la durée pendant laquelle les moustiques restent présents. Elle intervient également dans leur cycle biologique. Lorsque les conditions sont favorables pendant suffisamment longtemps, le développement entre les différents stades de croissance peut être accéléré.
Le passage de l’œuf à la larve, puis de la larve au moustique adulte, peut ainsi s’effectuer plus rapidement. Cette accélération est susceptible de favoriser plusieurs générations au cours d’une même saison et, par conséquent, d’augmenter le nombre de moustiques présents lorsque les conditions nécessaires à leur reproduction sont réunies.
La disponibilité d’eau stagnante demeure parallèlement essentielle. Même de petites quantités peuvent constituer des sites adaptés à la ponte et permettre aux larves de poursuivre leur développement. L’association entre chaleur durable et présence d’eau offre ainsi des conditions particulièrement favorables au maintien des populations.
Le moustique-tigre pourrait rester actif une grande partie de l’année
Les conséquences à long terme ont également fait l’objet de travaux scientifiques. Une étude de modélisation publiée en août dans la revue Global Change Biology s’est notamment intéressée à l’évolution potentielle de la période d’activité du moustique-tigre sous l’effet des transformations climatiques.
À Bordeaux, cette période pourrait passer d’environ 211 jours actuellement considérés dans la modélisation à 269 jours en 2085. Une évolution comparable est envisagée à Montpellier, où elle pourrait atteindre 282 jours, contre environ 241 jours selon les données utilisées par les chercheurs.
Dans un tel scénario, le moustique-tigre pourrait donc bénéficier de conditions permettant son activité durant près des trois quarts de l’année dans certaines régions. Ces projections reposent toutefois sur des modélisations et décrivent une évolution possible en fonction des conditions climatiques futures.


