Suivez-nous
28 août 2026
Publicité

Pourquoi il ne faut plus déposer vos vieux vêtements dans les conteneurs Le Relais et où les donner à la place

Publicité

Les textiles trop abîmés pour être portés peuvent connaître une nouvelle utilisation. Une partie devient notamment des chiffons destinés à l’industrie, tandis que certaines fibres entrent dans la fabrication de matières recyclées, dont l’isolant Métisse. Le Relais affirme ainsi valoriser 97 % des textiles qui lui sont confiés, la part restante étant principalement orientée vers la valorisation énergétique.

D’après les informations publiées par le réseau, cette activité a permis de créer plus de 2 200 emplois en trois décennies. Les ressources générées sont réinvesties dans la lutte contre l’exclusion et le développement de l’emploi durable, conformément au modèle économique et social défendu par l’organisation.

Pourquoi les collectes avaient été interrompues

Le 15 juillet 2025, Le Relais avait suspendu le ramassage dans ses quelque 22 300 conteneurs installés en France. Les particuliers avaient alors été invités à ne plus y déposer leurs sacs. Cette décision exceptionnelle devait alerter sur les graves difficultés financières rencontrées par les opérateurs de collecte et de tri.

Le secteur devait absorber des quantités croissantes de vêtements, dont une part importante présentait une qualité insuffisante pour être facilement réemployée. L’essor de l’ultra-fast-fashion avait contribué à augmenter les volumes tout en réduisant la valeur de nombreux articles. Les centres de tri supportaient donc des coûts plus élevés pour des textiles devenus plus difficiles à revendre.

La situation était également aggravée par la baisse des débouchés internationaux pour les vêtements d’occasion. Les revenus tirés de la vente des pièces réutilisables ne permettaient plus de couvrir correctement les opérations de ramassage, de tri et de recyclage. Le Relais estimait que près de 3 000 emplois étaient menacés dans l’ensemble du réseau, dont environ 2 000 directement au sein de ses structures françaises.

Pour rendre le modèle viable, l’organisation réclamait une rémunération de 304 euros par tonne triée, contre 156 euros auparavant. Refashion avait proposé une aide d’urgence portant ce montant à 192 euros. Le désaccordaccord sur le financement avait conduit Le Relais à interrompre temporairement ses collectes, parallèlement à plusieurs opérations destinées à interpeller les pouvoirs publics et les enseignes textiles.

Une aide a permis la reprise dès le 24 juillet 2025

Refashion n’achète pas directement les vêtements collectés par Le Relais. Cet éco-organisme perçoit les contributions versées par les entreprises qui commercialisent des vêtements, du linge de maison et des chaussures. Ces fonds servent notamment à soutenir financièrement les opérateurs chargés de la collecte, du tri et de la valorisation.

Publicité
Partager sur Facebook