Ce message abordera contraception, santé sexuelle, aide médicale à la procréation et autoconservation, sans présenter cette dernière comme une solution miracle.
Développer l’autoconservation et réduire les délais
Aujourd’hui, une quarantaine de centres proposent l’autoconservation. Le ministère veut porter ce nombre à 70 d’ici 2028. L’allongement des délais d’attente constitue un frein majeur, dans un contexte où l’âge de la première grossesse recule.
Une réflexion est également lancée sur l’ouverture au secteur privé lucratif pour cette activité, sans remettre en cause la gratuité du don. L’Agence nationale d’appui à la performance est missionnée pour proposer une meilleure organisation du réseau existant.
Priorité au diagnostic et à la recherche

Le plan met l’accent sur le diagnostic précoce de l’infertilité et sur des pathologies connues comme l’endométriose et le syndrome des ovaires polykystiques. Les expositions environnementales, notamment aux perturbateurs endocriniens, feront aussi l’objet d’un effort de recherche accru.
La fertilité devient ainsi une priorité thématique dans les appels à projets du programme d’équipement prioritaire pour la santé des femmes.
Une alerte sur la mortalité maternelle et néonatale
En parallèle, le ministère ouvre un chantier sur la santé périnatale. La France affiche des taux de mortalité maternelle et infantile supérieurs à ceux de plusieurs voisins européens, avec une légère hausse de la mortalité néonatale depuis 2011.
Un registre national des naissances, pleinement opérationnel en 2027, doit permettre une analyse fine de la situation, complétée par la généralisation des revues de morbimortalité dans toutes les régions dès 2026.
Trois personnalités sont chargées de conduire ces travaux : le Pr Loïc Sentilhes, chirurgien-obstétricien, le Pr Elsa Kermorvant, néonatologiste, et Éliette Bruneau, sage-femme.
