Autre élément important : les périodes d’engagement n’ont pas besoin d’être continues. Un pompier volontaire ayant interrompu son activité pour des raisons personnelles ou professionnelles pourra faire valoir l’ensemble de ses années de service, même si elles sont réparties sur plusieurs périodes distinctes.
Pour bénéficier de cette validation, l’ancien volontaire devra toutefois fournir un état de service délivré par le dernier service départemental d’incendie et de secours auprès duquel il a exercé. Selon le Ministère de l’Intérieur, les sapeurs-pompiers volontaires représentent près de 80 % des effectifs en France, un rôle particulièrement crucial dans les territoires ruraux.
Une mesure applicable à tous les régimes de retraite
Le dispositif ne se limite pas à un régime spécifique. Le décret prévoit que les trimestres supplémentaires soient pris en compte quel que soit le régime de retraite de l’assuré. Cette harmonisation évite que les années de volontariat soient perdues dans la complexité administrative du système français.
Ainsi, que l’activité principale relève du régime général, du secteur agricole ou d’un régime particulier comme celui des marins ou des transports, les années de service comme pompier volontaire pourront être intégrées dans le calcul de la pension.

Pour de nombreux volontaires, cette évolution répond à une attente ancienne. Entre leur métier, leur vie familiale et les interventions d’urgence, ces citoyens engagés consacrent souvent une part importante de leur temps au service de la collectivité.
