Une transformation automatique en compte sur livret
À leur échéance, les PEL seront automatiquement transformés en comptes sur livret, dont la rémunération dépendra des conditions commerciales de chaque banque. Cela signifie que le taux garanti, atout majeur du PEL, disparaîtra au profit d’un rendement variable, généralement moins avantageux.
Un succès massif dans les années 2010
Les années 2011-2015 avaient marqué un pic d’ouvertures. En 2011, le taux brut de 2,5 % rendait le PEL très compétitif par rapport aux livrets A et LDD (2 % nets). Résultat : jusqu’à 1,5 million d’ouvertures nettes en 2014. Aujourd’hui, ces générations de PEL représentent encore 41 % de l’encours total. Mais la Banque de France alerte : d’ici 2030, 36 % des PEL, soit 93 milliards d’euros, sortiront du dispositif, avec un pic en 2030 (1,1 million de plans fermés, pour 28 milliards d’euros).
Une décollecte déjà amorcée
Depuis trois ans, ce sont justement ces générations de PEL qui connaissent la plus forte baisse d’encours. Un mouvement de décollecte qui pourrait amortir le choc financier, selon la Banque de France. Mais l’institution alerte sur la réallocation de ces capitaux vers d’autres produits d’épargne, ce qui pourrait modifier les équilibres du marché bancaire.
Rappel : fonctionnement du PEL
Le plan d’épargne logement est conçu pour financer un projet immobilier. Il impose :
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un versement initial de 225 € minimum,
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des versements réguliers de 540 € par an au minimum,
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une durée minimale de 4 ans pour conserver les droits à prêt,
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