Plusieurs catégories de hauts fonctionnaires peuvent être concernées, parmi lesquelles les préfets, les ambassadeurs, les directeurs d’administration et les recteurs. Le dispositif vise aussi les agents disposant d’une habilitation particulière dans les domaines de la défense ou de la sécurité, ainsi que ceux ayant accès à des informations considérées comme sensibles.
Les ministres eux-mêmes, ainsi que certains hauts responsables de l’État, notamment au Secrétariat général du gouvernement et au Secrétariat général de la Défense, entrent également dans le champ de cette politique de dépistage.
Des contrôles aléatoires appelés à se poursuivre
Sébastien Lecornu a confirmé que les opérations de dépistage allaient continuer, en insistant sur leur caractère aléatoire. L’objectif est de permettre aux différentes administrations de détecter d’éventuelles situations incompatibles avec certaines responsabilités exercées au sein de l’État.
Lorsqu’un résultat positif est constaté, chaque ministère peut examiner les conséquences à donner à la situation, notamment sur le plan disciplinaire. Les personnes concernées peuvent également être orientées vers des structures spécialisées afin de bénéficier d’une prise en charge adaptée.

Le Premier ministre défend parallèlement une logique de cohérence dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. Selon lui, la consommation concerne désormais toutes les catégories sociales et doit être abordée conjointement avec les conséquences du narcotrafic sur la sécurité et la santé publique.
