Dans un entretien accordé à Paris Match, Sébastien Lecornu a révélé mercredi que plusieurs personnes travaillant au sein de cabinets ministériels et de hautes administrations avaient été écartées ces dernières semaines à la suite de dépistages inopinés ayant révélé une consommation de stupéfiants.
Ces contrôles découlent d’une circulaire qui avait provoqué de nombreuses réactions au sein de l’administration lors de son annonce. Le dispositif prévoit notamment des tests salivaires réalisés de manière aléatoire auprès de certaines catégories de responsables publics, en particulier lorsque leurs fonctions impliquent l’accès à des données confidentielles ou stratégiques.
Pour le Premier ministre, cette mesure répond également à un impératif de sécurité. Il considère que la consommation de substances illicites peut constituer un facteur de vulnérabilité pour des responsables détenant des informations sensibles, au-delà des conséquences individuelles liées à cette consommation.
Ministres et hauts fonctionnaires également concernés

Le périmètre des contrôles est particulièrement large. Sébastien Lecornu avait demandé aux membres du gouvernement de faire procéder à des dépistages auprès de leurs collaborateurs, mais également de se soumettre eux-mêmes à ces tests.
Plusieurs catégories de hauts fonctionnaires peuvent être concernées, parmi lesquelles les préfets, les ambassadeurs, les directeurs d’administration et les recteurs. Le dispositif vise aussi les agents disposant d’une habilitation particulière dans les domaines de la défense ou de la sécurité, ainsi que ceux ayant accès à des informations considérées comme sensibles.
Les ministres eux-mêmes, ainsi que certains hauts responsables de l’État, notamment au Secrétariat général du gouvernement et au Secrétariat général de la Défense, entrent également dans le champ de cette politique de dépistage.
Articles suggérés
Licencié avant sa retraite, un banquier se fait flasher un dimanche en voiture et obtient 77.000€ devant les juges
Un simple excès de vitesse relevé par un radar en mars 2022 a déclenché une affaire bien plus importante pour un cadre bancaire de…
