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26 août 2026

« Plus personne n’a de travail »: saturation du marché, concurrence déloyale et colère chez les tatoueurs

Un attachement fort aux professionnels “à l’ancienne”

Du côté des clients, certains restent fidèles aux artisans historiques. Karine, une habituée, témoigne au micro de RMC : « Le père de mon fils s’est fait tatouer par Tin-Tin il y a 30 ans, il n’a jamais eu à le retoucher ». En revanche, elle regrette un tatouage bon marché réalisé en vacances et mal exécuté. Son fils, aujourd’hui tenté par un tatoueur repéré sur TikTok, se heurte à son refus catégorique : elle exige un professionnel reconnu, même plus cher.

Ce clivage générationnel reflète un changement culturel, mais aussi une perte de confiance croissante vis-à-vis d’un marché perçu comme anarchique.

Un avenir incertain pour un art en perte de repères

Aujourd’hui, le tatouage est pris entre deux mondes : celui des passionnés exigeants, défenseurs d’un artisanat exigeant, et celui d’un marché dérégulé où le tatouage devient produit de consommation immédiate. Tin-Tin, figure pionnière, incarne le dernier rempart contre une déprofessionnalisation rampante, dans un secteur devenu victime de son propre succès.

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