Des contrôles plus fréquents sur les routes
Sur le terrain, certains conducteurs équipés de plaques roses remarquent déjà une vigilance accrue. La visibilité renforcée entraîne mécaniquement davantage de vérifications, ce qui peut surprendre ceux qui respectent pourtant les délais réglementaires.
Les plaques dites « WW » permettent de circuler en attendant la délivrance de la carte grise définitive. Leur validité peut aller jusqu’à quatre mois selon la situation. Dans certains cas, notamment lors d’importations ou de démarches administratives plus longues, un certificat temporaire d’un mois peut être renouvelé sous conditions.

Les plaques « W garage », réservées aux professionnels comme les concessionnaires et garagistes, adoptent elles aussi la nouvelle teinte rose. Elles autorisent la circulation de véhicules non immatriculés uniquement dans le cadre d’activités spécifiques. Dépasser la durée autorisée peut entraîner une contravention de 135 euros.
Un enjeu financier et administratif majeur
Au-delà de la visibilité, la réforme répond à un risque bien réel : la réattribution automatique des numéros provisoires après quatorze mois. Lorsque deux véhicules circulent avec la même immatriculation temporaire, des désagréments administratifs peuvent survenir.
Le garagiste nordiste Stéphane Ponchaux explique que dans ce type de situation, le dernier titulaire enregistré peut recevoir des avis de contravention qui ne correspondent pas à son usage réel du véhicule. Certaines affaires ont donné lieu à des montants cumulés particulièrement élevés, nécessitant des démarches longues pour rétablir la situation.
