Selon les résultats rapportés à l’époque, le niveau mesuré aurait été environ dix fois supérieur à celui observé dans d’autres cafés du panel.
Du côté du café moulu, c’est une référence de la marque Grand’Mère qui avait particulièrement attiré l’attention des enquêteurs. Les analyses avaient mis en évidence une anomalie concernant les huiles et matières grasses, avec une valeur présentée dans l’enquête comme non conforme aux critères réglementaires considérés.
Ces résultats ne signifiaient cependant pas que toutes les références commercialisées par les marques concernées présentaient les mêmes caractéristiques. Un comparatif porte sur des produits et des lots déterminés achetés pendant une période donnée.
La présence de substances produites par la torréfaction dépend par ailleurs de nombreux paramètres. La température, la durée de chauffage et les caractéristiques initiales des grains peuvent notamment influencer la formation de certains composés.
La torréfaction reste donc un équilibre complexe : elle développe les centaines de molécules responsables du goût et de l’arôme du café, tout en pouvant entraîner la formation de substances dont les concentrations doivent être maîtrisées.
Des fragments d’insectes également retrouvés dans certains paquets

L’un des résultats les plus étonnants du comparatif concernait la recherche de corps étrangers. Des fragments d’insectes avaient été détectés dans plusieurs cafés moulus ou en grains, avec des différences importantes entre les références examinées.
Le café est un produit agricole récolté, séché, transporté puis stocké avant sa transformation. Comme de nombreuses matières premières végétales, les grains peuvent donc entrer en contact avec différents insectes au cours de leur production ou de leur stockage.
Deux produits avaient particulièrement retenu l’attention lors des analyses. Le magazine rapportait jusqu’à 80 fragments dans un café moulu Bellarom vendu par Lidl et 83 dans une référence de café en grains Alter Eco.
Ces chiffres pouvaient naturellement sembler peu appétissants, mais la présence de fragments microscopiques ne signifie pas automatiquement qu’un produit présente un risque sanitaire. Les contrôles alimentaires distinguent notamment la présence accidentelle de matières biologiques et une contamination susceptible de rendre un aliment dangereux.
