Il s’agit d’un événement rare au sein du palais présidentiel. La précédente perquisition à l’Élysée remontait à 2018, dans le cadre de l’affaire impliquant Alexandre Benalla, durant le premier mandat d’Emmanuel Macron.

Une première tentative bloquée en avril
Avant cette opération, une première tentative de perquisition avait déjà eu lieu le 14 avril. À cette date, les enquêteurs du Parquet national financier n’avaient toutefois pas été autorisés à accéder aux locaux de la présidence.
Le refus s’appuyait alors sur une interprétation de l’article 67 de la Constitution française. Selon cette analyse, les locaux liés à la présidence de la République bénéficieraient d’une forme d’inviolabilité pendant la durée du mandat présidentiel.

Le procureur financier Pascal Prache avait expliqué que les magistrats et enquêteurs s’étaient vu opposer cette position juridique lors de leur arrivée à l’Élysée. L’article 67 prévoit notamment que le président de la République ne peut être poursuivi ou contraint à certaines procédures judiciaires pendant son mandat pour les actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions.
Interrogée après les nouvelles perquisitions, la présidence de la République n’a pas formulé de commentaire immédiat.
